Comment « Spirale: L'Héritage de Saw » renouvelle la saga horrifique

Avec plus d’un milliard de dollars de recettes à travers le monde, Saw est l’une des franchises horrifiques les plus lucratives du monde. Si Saw 7 (hihi) était présenté comme le chapitre final de la saga en 2010, le Jigsaw faisait déjà son retour quelques années plus tard dans
un film éponyme. Enfin, le Jigaw étant – attention spoilers – mort depuis l’épisode 3, il s’agissait soit d’un complice, d’un héritier, ou d’un prétexte. En salle mercredi, le neuvième film n’est même plus titré Saw, mais Spirale : L’Héritage de Saw, comme pour marquer la distance avec les premiers films, représentants en leur temps du torture porn.

Un casting hollywoodien

Les pièges mortels sont bien de retour, mais occupent une place moins centrale. D’ailleurs, Chris Rock ne voulait pas s’en occuper. Chris Rock le comédien et humoriste, quel rapport ? Fan absolu de Saw, il est à l’initiative de ce Spirale, et également producteur et acteur. Il interprète le lieutenant Zeke Banks, qui avec son père légende la police (Samuel L. Jackson) et son nouveau partenaire (Max Minghella), enquête sur une série de meurtres au mode opérateur proche de celui du Jigsaw.

En neuf films, la saga ne s’était jamais payé un tel casting, digne d’une production hollywoodienne, et c’est qui rend cet épisode unique mais aussi ce qui a convaincu le réalisateur Darren Lynn Bousman de repasser derrière la caméra après Saw 2, 3 et 4. Si sa mise en scène garde les mêmes tics, elle tente de s’éloigner du film d’horreur à la Saw pour le thriller policier à la Seven. Toutes proportions gardées.

Un sous-texte plus politique

Soleil de plomb, jeu de pistes, course contre la montre… Il s’agit toujours de démasquer le tueur, mais également, et c’est une nouveauté, de commenter son époque, ici la corruption de la police et le mouvement #BlackLivesMatter. C’est en sous-texte, pas subtil, mais change de la philosophie (de comptoir) sur la valeur de la vie du Jigsaw original. La franchise essaierait-elle de se racheter une conscience, de se faire une place dans le cinéma mainstream ? A confirmer avec le prochain film, d’ores et déjà confirmé.

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