Eric Zemmour : pourquoi son dérapage aurait pu être coupé par CNews

Mercredi 30 septembre 2020, Eric Zemmour a fait une sortie très controversée sur le plateau de l’émission Face à l’info, sur CNews. Alors que le CSA a été saisi, la chaîne aurait pu s’éviter un tel emballement médiatique.

Christine Kelly, la présentatrice de l’émission Face à l’info, sur CNews, ne s’attendait sans doute pas à une telle réponse lorsqu’elle a interrogé Eric Zemmour, mercredi 30 septembre 2020, au sujet des mineurs étrangers isolés. "Ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont. Tous, tous, tous !", a ainsi lancé le polémiste avant d’insister : "Il faut les renvoyer, il ne faut même pas qu’ils viennent." Devant de tels propos, la présentatrice, qui est également une ex-membre du CSA, le relance pour bien s’assurer que ce sont bien ses propos et qu’ils n’appartiennent pas à CNews. Seulement, comme le révèlent nos confrères du Parisien, cette séquence qui a fait polémique et dénoncée sur les réseaux sociaux aurait pu être coupée. Depuis octobre 2019, hors période de confinement, cette émission n’est plus diffusée en direct. A cause des nombreux dérapages d’Eric Zemmour qui se sont produits sur le plateau de Face à l’info, la chaîne avait pris la décision d’enregistrer cette émission 30 minutes avant sa diffusion.

C’est pourquoi le quotidien assure que Serge Nedjar, le directeur général présent en régie, aurait tout à fait eu le temps de retirer cette partie. "La question d’une coupe s’est posée une fois sans que ça ne soit appliqué. Le soir où Eric Zemmour a comparé le vert des Verts à l’islam", fin juin, raconte un chroniqueur de l’émission. Ainsi, cette séquence n’a même pas fait l’objet d’une discussion pour savoir s’il était utile et nécessaire de la maintenir dans l’émission. Seulement, depuis sa diffusion, la chaîne est la cible de nombreuses critiques.

Alors qu’Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de la Diversité et de l’Egalité des chances, a demandé à la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme (Dilcrah) de saisir le procureur de la République, le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête pour "provocation à la haine raciale" et "injures publiques à caractère raciste", en parallèle de la plainte de SOS Racisme. D’éventuelles sanctions pourraient être annoncées.

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