Franck Dubosc : cette bizarrerie qui lui a donné du fil à retordre sur son dernier film

L’acteur joue plusieurs rôles dans Le Sens de la famille. Il s’est confié au sujet du tournage et de sa propre famille. Retrouvez-le dimanche 4 juillet à 21 h 05 sur W9 dans Fiston.

Télé Star : Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette comédie dingue ?

Franck Dubosc : Le challenge ! Dans ce film (en salles depuis le 30 juillet, ndlr), les membres d’une famille échangent tous leur corps. Non pas une, mais plusieurs fois ! Selon les moments, j’incarne donc un père, une ado autocentrée…

Justement, comment se met-on dans la peau d’une ado ?

Il faut d’abord éviter la caricature. Pour moi, c’est oublier les sketchs de mes spectacles et surtout des Petites Annonces avec Élie Semoun. Alexandra Lamy (sa partenaire dans le film, ndlr) m’expliquait comment sa fille, Chloé (Jouannet, ndlr), aurait réagi à 17 ans dans telle ou telle situation.

On vous sent très complice avec Alexandra Lamy…

C’est moi en fille et je suis elle en garçon. C’est ce que prétend Éric Lavaine (le réalisateur de Barbecue,ndlr). On travaille de la même manière, simplement, tout en gardant une extrême exigence. C’était rassurant de l’avoir à mes côtés. J’ai eu un mal fou à interpréter Chacha, la fille de 6 ans…

Pourquoi ?

Enfant, j’ai sucé mon pouce très tard. Mes parents ont dû batailler pour que j’arrête. Je me réjouissais donc à l’idée de le remettre dans ma bouche, le temps de quelques scènes. Or ça m’a paru franchement bizarre. En tant que quinquagénaire, j’avais trop de pudeur pour me sentir à l’aise dans le rôle d’une fillette…

Le père que vous incarnez se sent dépassé par les événements. Ça vous arrive à la maison ?

Cela arrive dans toutes les familles. On s’entend mais on s’écoute rarement. Le film le raconte bien : on devrait essayer de se mettre dans la peau de l’autre.

On vous imagine en papa rigolo…

Alors que je suis un papa sévère ! Enfin, j’essaie. Je suis parfois pénible avec eux. Je limite leur temps d’écran. C’est difficile pour un enfant de concevoir que l’interdit fait partie de l’éducation.

Quelles valeurs souhaitez-vous leur inculquer ?

De ne pas se moquer des autres. D’être ouvert d’esprit, pas raciste. Avec une mère d’origine libanaise, ça aide.

Êtes-vous un mari facile à vivre ?

Oh non ! Je vois toujours le verre à moitié vide. On se complète avec ma femme, une grande optimiste.

Pour vous, c’est la famille d’abord et le métier après ?

Au départ, sans même m’en apercevoir, je faisais passer mon métier avant. Aujourd’hui, je privilégie ma famille. J’accompagne mes garçons au foot, je les emmène à l’école. Je m’arrange aussi pour tourner le moins possible durant les vacances scolaires.

Donc pas de tournage cet été ?

Si en juillet, Plancha, la suite de Barbecue. Mais en août, on part tous dans la maison de vacances dans le Sud.

La belle vie quoi !

Vous savez quel serait mon idéal de vie ? Une belle maison en pierres dans l’Idaho (États-Unis, ndlr), au bord d’un lac.

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