Frank Delay : "J’ai commencé à flipper dès le premier album"

TF1 diffuse le samedi 12 septembre à 23h30 un documentaire Star des boys bands : que sont-ils devenus ?. Frank Delay, 46 ans aujourd’hui, revient sur cette période où il était le blond des 2Be3, groupe au succès raz-de-marée des années 1990 et explique comment il s’est réinventé. 

Télé Star : Vous avez formé les 2Be3 avec Adel et Filip, vos copains d’enfance. Cela a-t-il rendu votre consécration plus savoureuse encore ?

Frank Delay : Oui, on vivait vraiment notre rêve de gamins. Nous venions de la banlieue, avec zéro contact à la base et les choses se sont faites progressivement, du petit vivier de fans qu’on avait au départ à Longjumeau jusqu’à la folie avec les 2Be3. À cette période, j’ai fait beaucoup de cauchemars, dans lesquels tout ce que nous avions construit disparaissait…

Vous expliquez avoir toujours été le plus raisonnable des trois financièrement. C’était dans votre tempérament ou vous sentiez que les choses ne seraient pas éternelles ?

C’était un mélange des deux. J’avais un peu peur de l’avenir. Même si nous vivions un conte de fées, je ne nous sentais à l’abri de rien. D’ailleurs, j’ai commencé à flipper dès le premier album, alors que nous étions en plein boom…

De quelle manière expliquez-vous que d’autres, comme Filip, n’aient pu supporter de ne plus être au sommet de la gloire ?

C’était viscéral. Filip n’était pas patient. Quand il voulait quelque chose, il fallait qu’il l’obtienne tout de suite. Il était souvent dans l’excès, en amitié comme dans tout le reste. Il était très nerveux, fragile et sensible. Quant à moi, j’étais à l’opposé. On ne me voyait pas arriver, je ne faisais pas de bruit, mais je progressais doucement mais sûrement…

Que devient Génération Boys Band, groupe que vous formez aujourd’hui avec Allan Theo et Chris Keller ?

Nous avions une soixantaine de dates de concerts prévues cette année, avant que ne survienne la Covid-19. Le coronavirus a été une claque. En attendant, nous sommes en studio pour enregistrer des titres de boys bands en version acoustique.

Votre rôle dans Les Mystères de l’amour a-t-il un goût de revanche ou c’est simplement le prolongement naturel de votre carrière d’artiste ?

On me l’avait proposé une première fois et j’avais refusé. J’ai finalement accepté il y a trois ans. C’est un rôle assez particulier, que je prends à la légère, mais c’est aussi une famille qui m’a accueilli à bras ouverts.

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