INTERVIEW. Fouzi (Koh-Lanta) éliminé : "C’est dur d’être envoyé en épreuve éliminatoire quand on ne le mérite pas"

Envoyé en épreuve éliminatoire par Bastien, Fouzi s’est incliné ce mardi 24 mai dans "Koh-Lanta : La Légende". Pour Télé Star, il revient sur son aventure.

Télé Star : Pourquoi avoir présenté votre candidature à Koh-Lanta ?

Fouzi : Koh-Lanta, c’était un rêve familial. C’est une aventure que je regarde depuis tout petit, c’était le rendez-vous du vendredi soir avec ma mère. L’été, pendant les vacances, on s’entrainait à faire des épreuves… C’était vraiment un rêve que je souhaitais concrétiser. De plus, j’avais à cœur de casser certains clichés sur la double culture franco-algérienne. Je souhaitais montrer que ça pouvait être une richesse, que l’on pouvait être issu de l’immigration tout en étant quelqu’un de respectueux, bienveillant, simple, droit. J’avais vraiment à cœur de montrer ça et de me dépasser.

Quand Bastien vous choisit pour participer à l’épreuve éliminatoire, vous le prenez plutôt bien…

Sur le coup, je l’ai vraiment bien pris. Je me suis dit que j’avais mon destin entre les mains et j’ai choisi de rester positif. Mais après coup, j’ai quand même eu les boules d’être éliminé là-dessus. Sur l’épreuve de confort, je n’étais pas dans les derniers, donc c’est difficile d’être envoyé en épreuve éliminatoire lorsqu’on ne le mérite pas. En plus, on s’entendait bien avec Bastien, donc j’ai été un peu déçu qu’il me choisisse…

Selon vous, quel choix aurait été plus adapté pour l’épreuve éliminatoire ?

Il aurait pu choisir Nicolas, dont il était moins proche et qui jouait double-jeu. En plus, il avait fini avant-dernier donc en terme de mérite, c’était plus logique de l’envoyer lui en épreuve éliminatoire…

Jean-Charles a très mal pris le choix d’Ambre. Le comprenez-vous ?

Oui et non. D’un côté, sur le camp, Jean-Charles disait souvent qu’il voulait partir en épreuve éliminatoire, montrer qu’il n’était pas dernier sur les épreuves, etc. Et quand on l’y envoit, il dit que c’est injuste. Et d’un autre côté, je suis un peu surpris qu’Ambre ait fait ce choix. Jean-Charles faisait partie des rouges et on avançait en bloc depuis le départ. Elle aurait pu choisir Nicolas. Après, je ne savais pas qu’il y avait l’alliance verte…

Pendant l’épreuve, vous avez eu du mal à garder votre calme. Pensez-vous que cela vous a desservi ?

Peut-être, mais de base, je ne suis quelqu’un de très maladroit. Je ne suis pas du tout méticuleux, donc je partais déjà mal. Quand j’ai vu l’épreuve, je me suis dit que ce n’était pas bon du tout. Alors oui, je perds mon sang froid, mais c’était peut-être fichu dès le départ…

Vous avez pensé à abandonner pendant l’épreuve…

Ça a duré 2 secondes. J’étais tellement énervé, je me disais que je n’y arriverais jamais, donc j’ai eu vaguement envie de dire à Denis que j’abandonnais. Mais au final, ça aurait été trop dommage de s’arrêter comme ça après avoir combattu la faim et les épreuves pendant autant de temps… Je me suis dit "Fais un effort, pense à ta famille", et j’ai tout donné jusqu’au bout.

Sortir sur une épreuve éliminatoire est-il plus facile que d’être éliminé au conseil ?

C’est plus beau, je dirais, plus noble. Les aventuriers ne votent pas contre toi, ton flambeau reste intact. Une de mes plus grandes fiertés, sur Koh-Lanta, c’est d’avoir réussi à faire l’unanimité auprès des aventuriers. Aux destins liés, certains m’ont protégé, quitte à faire sortir Louana, et ça fait vraiment plaisir.

Justement, quelle est votre plus grande fierté ?

Déjà, il y a la pêche. J’avais promis à mon père que je pêcherais un poisson et j’ai réussi, c’était fort. Ensuite, je suis content de ce que j’ai réussi à faire sur les épreuves. J’ai toujours été un élément moteur de mon équipe, que ce soit chez les bleus ou chez les rouges. Je me suis fait une place sur le camp et dans le cœur des aventuriers.

Un regret ?

Mon seul petit regret, c’est l’épreuve où je perds juste avant François. J’aurais bien aimé remporter une épreuve individuelle.

Équipe bleue ou équipe rouge ?

Les rouges ! On a été dans la galère du début à la fin. On ne gagnait aucun confort, on se réconfortait avec des mots plutôt qu’avec de la nourriture (rire). Ça nous a vraiment soudés.  Après, l’équipe bleue était incroyable. J’avais beaucoup aidé Alexandra dans le choix des aventuriers et j’étais content de l’équipe qu’on avait constituée. On était tous très complémentaires. C’est dommage que l’on ne soit pas restés plus longtemps à trois équipes, parce qu’on aurait pu faire quelque chose de sympa avec les bleus.

Qui aimeriez-vous voir gagner l’aventure ?

Géraldine, François ou Ambre. Géraldine, ça a été mon binôme depuis le départ. François, c’est l’une de mes plus belles rencontres, on s’appelle presque tous les jours, et Ambre, j’ai partagé de belles choses avec elle.

Quel est votre meilleur et votre pire souvenir ?

Le meilleur, je dirais que c’est l’appel aux familles. C’était émouvant. J’ai rendu mon père et mon frère fiers, et c’était fort. Le pire, je dirais l’élimination de Colin. Sa sortie a été un peu cruelle et j’aurais aimé poursuivre l’aventure avec lui. Après, il y a eu l’épreuve des cruches. Si on avait gagné, on aurait pu profiter d’un buffet et je n’aurais sans doute pas perdu autant de poids…

Combien de kilos avez-vous perdu ?

15 ! Je suis parti à 84 kg et j’ai fini à 69. La dernière fois que je faisais ce poids-là, j’étais en 5ème ! (rire) J’ai beaucoup mangé au resto en rentrant !

Vous sortez peu avant l’orientation. Cette aventure vous laissez-t-elle un goût d’inachevé ?

Non. J’ai fait 33 jours, c’est énorme. Après, en tant que compétiteur, on pense forcément à ce qui aurait pu arriver. Si j’étais allé en finale, j’aurais pu gagner. J’avais des affinités avec tout le monde.

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