INTERVIEW. Mohamed Cheikh : "Top Chef, c’est une lessiveuse !"

Après avoir été souvent second pendant le concours, Mohamed Cheikh se retrouve en finale de la saison 12 de Top Chef et compte bien passer premier face à Sarah Mainguy ! Pour Télé Star, le jeune homme raconte son parcours et évoque ses ambitions.

Télé Star : Quel était votre état d’esprit pour cette finale ?

Mohamed Cheikh : Le service en gros volume est un exercice que j’avais l’habitude de faire donc j’attendais l’épreuve avec beaucoup de sérénité. Dans tous les cas, pour moi, j’avais déjà tout gagné. Cette finale est dans la continuité de tout ce qu’il s’est passé tout au long de l’émission : c’est du coude à coude jusqu’à la dernière seconde… Mais il n’y a qu’un seul gagnant et il était hors de question que je sois encore second. En bref, il va falloir avoir le palpitant bien accroché !

Vous êtes souvent arrivé deuxième en épreuve, en effet. Qu’est-ce qui vous a parfois manqué pour être numéro un ?

Du temps, tout simplement ! Il y avait des bonnes idées mais j’ai souvent été pris de court. Il m’a peut-être aussi parfois manqué une petite dose d’originalité supplémentaire. La folie, je l’ai, mais je ne la retranscris pas trop dans mes assiettes.

Que retenez-vous de cette aventure ?

C’était merveilleux et un gros dépassement de soi. J’étais avec l’élite et on est tous partis faire un stage commando ! L’ambiance était super. J’ai aussi appris beaucoup sur ma personne.

Imaginiez-vous aller si loin ?

Franchement, non. Je pensais que faire quatre ou cinq semaines serait déjà bien puis que je verrais. Et au final, on se prend au jeu !

De quoi êtes-vous le plus fier dans le concours ?

J’ai gagné en équipe les plus belles épreuves emblématiques de Top Chef. On a gagné La guerre des restos, La boîte noire… Mine de rien, d’être gagnant comme ça, c’est magnifique déjà. Recevoir des éloges de la part de grands chefs est aussi un excellent souvenir.

Si vous n’aviez pas été avec Hélène Darroze, avec quel autre chef auriez-vous voulu travailler ?

Avec Philippe Etchebest. C’est un gros caractère mais c’est une très belle personne. Il m’aurait bousculé et j’aurais eu du répondant professionnel. Ca aurait pu être sympa.

Vous étiez en larmes dans l’émission en parlant de vos débuts professionnels difficiles. Que diriez-vous à ceux qui vont rabaissé par le passé ?

Que dalle parce qu’ils ne m’importent pas. J’en ai parlé dans mon portrait parce que c’est partie intégrante de ma carrière professionnelle mais aujourd’hui je regarde devant. Je considère que celui qui me critique, c’est parce qu’il est derrière moi. En revanche, je remercie ceux qui m’ont permis d’être là.

Vous avez évoqué que le milieu de la cuisine pouvait parfois être raciste. Avez-vous voulu tout quitter à un moment donné à cause de cela ?

Non, au contraire. A part ma mère ou mon père, il n’y aura jamais personne dans ma vie qui m’empêchera de réaliser ce que je veux. Je suis un guerrier avec un mental d’acier, il faut y aller pour me causer du tort !

Comment vivez-vous la notoriété que vous apporte Top Chef ?

Ca me provoque beaucoup de fatigue, ca me demande aussi beaucoup de temps. Il y a beaucoup de sollicitations mais j’en suis très content car je suis quelqu’un de proche des gens. Le fait qu’on me demande une photo n’est pas quelque chose qui arrivera toute ma vie. Certains n’aiment pas mais moi je profite de l’instant pleinement et je m’amuse.

Inciteriez-vous d’autres cuisiniers à faire l’émission ?

Oui mais il faut avoir un certain bagage pour faire Top Chef. C’est une lessiveuse ! Quand on nous sort les thèmes, il faut avoir du répondant ! Si c’est pour faire un tour et dégager, ça ne sert à rien.

Comptez-vous explorer d’autres opportunités professionnelles ?

Carrément ! D’autant plus que j’ai la chance d’avoir un gros soutien de la part des Français. Ca me donne encore plus envie de faire des choses en lien direct avec les gens.

Découvrez aussi notre interview de Sarah Mainguy, l’autre finaliste de Top Chef saison 12.

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