Jean-Philippe : quand Johnny Hallyday nous parlait du film

En 2006, AlloCiné avait eu le privilège de rencontrer Johnny Hallyday à l’occasion de la sortie de la comédie “Jean-Philippe”, qui fête aujourd’hui ses quinze ans. Souvenirs d’un tête-à-tête avec une icône…

Nous republions ci-dessous notre entretien avec Johnny Hallyday, rencontré en 2006 à l’occasion de la sortie de la comédie Jean-Philippe, qui fête aujourd’hui ses quinze ans.

Johnny Hallyday. Une star. Une légende. Une icône. Mais dans le salon feutré d’un hôtel parisien, c’est un Johnny bien loin de l’image de la vedette du showbiz qui se présente à nous. Simple, humble, chaleureux, bavard et volontiers blagueur, il évoque avec enthousiasme l’étonnante comédie Jean-Philippe, dans laquelle il interprète celui qu’il aurait été s’il n’avait pas été rock-star.

Entre deux plaisanteries sur Salma Hayek, sur le couple Brad Pitt/Angelina Jolie et sur les futures “vacances” qu’il compte bien s’accorder après deux mois de promotion-marathon (des “vacances” qui sont en vérité les répétitions pour sa prochaine tournée !), Johnny Hallyday, monstre de charisme dont le moindre des paradoxes est son apparente timidité, se livre à AlloCiné. Action. 

AlloCiné : “Jean-Philippe” mêle de nombreux genres, notamment la comédie et la science-fiction. Comment résumeriez-vous le film ?

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  • Faux Raccord N°122 – Les gaffes de L'Exorciste
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  • Syriana Bande-annonce VO
    L'héritier du trône d'un émirat arabe, le Prince Nasir, réformiste et progressiste, décide d'accorder les droits de forage de gaz naturel à une compagnie chinoise, au détriment du géant texan Connex Oil.Connex rachète alors la petite compagnie Killen, une fusion qui attire l'attention du Ministère de la Justice à Washington. Benett Holiday, ambitieux avocat du cabinet Sloan Whiting, veille au bon déroulement de cette opération douteuse.Bob Barnes, vétéran de la CIA qui se préparait à "pantoufler", se voit proposer une dernière mission : éliminer le prince Nasir.Bryan Woodman, expert en ressources énergétiques, se rend à un gala organisé par le Prince Nasir. Son jeune fils meurt accidentellement lors de cette soirée.Ces événements auront une incidence directe sur la vie d'un jeune ouvrier pakistanais de la Connex.


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VIDÉO SUIVANTE

Johnny Hallyday : Il faut être clair, Jean-Philippe est d’abord une comédie. Une comédie qui ne se prend pas au sérieux. Avec des moments de tendresse, d’autres drôles. Avec un peu de science-fiction également, même si ce n’est pas un film de science-fiction à proprement parler.

“Quand un homme fan de Johnny se retrouve dans un monde où son idôle n’existe pas, comment va-t-il réagir ?” Voilà la question que pose Jean-Philippe. Et bien, il en conclut que si Johnny n’existe pas dans ce monde, Jean-Philippe Smet doit bien y vivre. Tout cela est traité majoritairement sur le ton de la comédie.

Comment avez-vous réussi à vous mettre dans la peau d’un homme qui aurait du devenir… vous ?

Pour être honnête, j’ai eu beaucoup de mal à accepter de jouer ce rôle. Au début, je me disais que c’était prétentieux de jouer dans un film où je suis une espèce d’icône, avec des milliers de fans. Un film qui pose des questions du style : “Est-ce que Johnny est indispensable ?”“Que serait la vie sans Johnny ?” Franchement, j’étais très sceptique. C’était une idée de base audacieuse, mais je trouvais ça un peu démago.

En revanche, ça peut paraître formaté ce que je dis, mais c’est vrai : après avoir lu le scénario, j’ai changé d’avis. J’ai trouvé ça intéressant, très original. L’idée, c’est que je devais jouer un Jean-Philippe Smet qui ne connait pas Johnny Hallyday, qui ne connait pas ses chansons, car il ne l’est pas devenu. Il est un homme tout à fait normal, qui voit débarquer un hurluberlu dans sa vie, prétendant qu’il est rock-star dans une autre dimension ! (rires)

J’ai eu un peu de mal, c’était troublant à jouer, mais je l’ai fait. Surtout, encore une fois, je souhaite que les gens ne prennent pas ce film au sérieux. C’est une comédie, à prendre au deuxième degré.

“Jean-Philippe” est également une belle réflexion sur le destin…

Oui, je pense que c’est un film sur le destin. On a tous eu un rendez-vous très spécifique qui a fait que notre vie a changé, qu’on en est à faire ce que l’on fait aujourd’hui. Si ce rendez-vous avait été manqué, on aurait eu un autre métier, on vivrait d’autres choses, on aurait un autre cercle d’amis, une autre famille, d’autres enfants.

Vous-même, vous ne seriez pas là en train de m’interviewer si le destin avait été différent. Dans Jean-Philippe, il y a cette réflexion sur le destin, sur ce que Jean-Philippe Smet aurait pu devenir s’il… Enfin, tout ça, c’est dans le film ! (rires)

Quelle a été votre réaction après avoir vu le film pour la première fois ?

J’ai tout de suite eu ce sentiment qu’on s’était vraiment beaucoup amusé. Qu’on avait pris beaucoup de plaisir avec un scénario très créatif, plein d’idées. Par ailleurs, je pense que quand les spectateurs verront le film, ils se rendront comptent que Fabrice Luchini et moi n’avons pas du tout la grosse tête. C’est une bonne chose de se porter en dérision. 

A première vue, on se dit que le film va avoir du succès. Comment voyez-vous son futur ?

Vous savez, on fait un métier très angoissant. Que l’on fasse de la musique ou un film, on ne sait pas si ça va marcher. On a pas la science infuse, ce serait trop facile. Donc, on fonctionne à l’instinct. J’ai trouvé le film intéressant, mais je ne sais pas si ça va marcher. C’est original à jouer, pour Fabrice également. Ca le change de ce qu’il a joué auparavant.

C’est un film grand public, et tous les deux, nous avons surtout joué dans des films d’auteur, pas vraiment voués à un gros succès. Donc, je ne peux pas vous dire si Jean-Philippe va rencontrer le succès. Les médias aiment beaucoup le film, mais le public, c’est différent, il a ses goûts, ses choix. On verra bien… 

Etait-ce difficile de jouer face à Fabrice Luchini, qui, dans la réalité, est véritablement un grand fan ?

Fabrice Luchini est fan de moi, c’est vrai, mais surtout de James Brown ! C’est bizarre d’ailleurs, nous sommes très loin de son univers ! (rires) Avec Fabrice, on a partagé beaucoup de dîners arrosés, avant même que l’idée du film ne vienne à nous. Comme il est très intense, l’alcool aidant, il se lançait souvent dans des imitations de James Brown, de moi ou d’Eddy Mitchell. Il fait des imitations de ceux qu’il aime, donc visiblement, il m’aime bien, ça va ! (rires)

Quand je me suis souvenu de ces dîners un peu fous, je me suis dit qu’il serait idéal pour le rôle. Mais vous savez, dans la vie, il est pire que le personnage du film. Attention, c’est un phénomène, il prend une bouteille, il s’en sert comme micro et c’est parti ! (rires) Mais au-delà de cette folie douce, le plus important à mes yeux est que Fabrice possède toujours beaucoup d’élégance dans son côté “j’en fais trop”.

Pour finir, beaucoup disent qu’en jouant un personnage proche du vôtre, vous avez trouvé votre meilleur rôle. Qu’avez-vous à leur dire ?

C’est gentil de leur part, je ne sais pas trop quoi répondre, je ne sais pas si le fait de jouer Jean-Philippe Smet fait que je suis meilleur… Je pense que si j’ai un bon rôle et que les gens y adhèrent, c’est plus, encore une fois, une question de destin.

On a tous l’occasion de faire des films. Des bons, des mauvais. Qui accrochent l’auditoire ou non. C’est difficile à prévoir. Moi-même, j’ai été moins bon dans certains films, j’en suis conscient. Ce que je peux dire, et je me répète, c’est que nous avons un métier angoissant. On ne sait jamais ce qui va se passer le lendemain. On vit avec ses angoisses. Et pour que le résultat soit bon, pour qu’il plaise, on essaie juste de faire son métier avec plaisir et passion.

Propos recueillis par Clément Cuyer le 3 avril 2006 à Paris

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