John Wayne, l’Amérique à tout prix (Arte) Le complexe qui a rongé John Wayne toute sa vie

Retour sur la carrière de John Wayne, un acteur devenu un véritable mythe hollywoodien.

DU BAS DE L’ÉCHELLE 

Avant de briller au sommet, celui qui s’appelait encore Marion Morrison arpentait les plateaux comme troisième accessoiriste ! Soit l’homme à tout faire. En 1928, John Ford lui offre sa première figuration. Mais c’est Raoul Walsh qui lui met le pied à l’étrier, dans La Piste des géants (1930). Un flop ! Suivront dix ans de westerns alimentaires. Ford l’en sort avec La Chevauchée fantastique. « Je lui dois tout », confiait-il.

UNE LÉGENDE VIVANTE 

Après la Seconde Guerre mondiale, et jusqu’en 1975, The Duke (surnom donné par John Ford) caracole au box-office, enchaîne les cartons planétaires : La Prisonnière du désert, Rio Bravo… Wayne est alors l’incarnation de l’Amérique droite dans ses bottes, une icône mondiale. D’ailleurs, le leader soviétique Nikita Khrouchtchev, de passage aux USA, souhaitait le rencontrer !

UN GUERRIER D’OPÉRETTE 

La star cachait une blessure narcissique qui l’a rongé toute sa vie. Alors que Clark Gable et Henry Fonda sont partis combattre, Wayne privilégie sa carrière, de peur de tout perdre. Pour apaiser ce remord (cette lâcheté ?), il n’aura de cesse d’incarner l’héroïsme patriotique… jusqu’à la caricature. Au Vietnam, pour les marines, un acte de bravoure ne s’appelait-il pas « faire une John Wayne » ? 

John Wayne, l’Amérique à tout prix : dimanche 8 novembre à 22h45

Julien Barcilon

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