Kyle Maclaghlan : cloué sur un fauteuil pour incarner Roosevelt, il se confie sur son tournage difficile

L’inoubliable héros de Twin Peaks fait son retour à la télévision dans la peau du président américain Franklin D. Roosevelt avec Atlantic Crossing : Liaison royale et Télé Star a recueilli les confidences de l’acteur en exclusivité. Retrouvez-le dans la nouvelle série de Chérie 25, samedi 9 octobre à 21 h 05.

Que saviez-vous de Roosevelt avant de l’incarner à l’écran ?

Kyle MacLachlan : Très peu de choses. Une partie du processus a donc été pour moi de découvrir ce personnage hors du commun. Ce fut une recherche et un apprentissage non seulement de l’homme qu’il était, mais aussi de l’atmosphère de l’époque. Il ne faut pas oublier la situation dans laquelle le monde se trouvait quand il est arrivé au pouvoir (Roosevelt a pris ses fonctions en 1933 aux États-Unis, alors que le pays est en pleine crise économique suite au krach boursier de 1929, ndlr).

Qu’avez-vous appris de surprenant à son propos ?

C’était un vrai leader, à la fois positif et puissant, mais j’ai été surpris de constater à quel point il se sentait proche des gens. Il avait ce besoin vital de prendre soin du peuple. Et il avait, en plus, une vision moderne du monde. Il a été l’un des premiers à prendre conscience de l’intérêt qu’avaient les États-Unis à devenir un acteur mondial. Il luttait contre l’état d’esprit isolationniste du pays à l’époque. Les gens étaient encore affectés, même des décennies plus tard, par la première guerre mondiale et ne voulaient pas s’impliquer dans ce qui se passait en Europe…

Quel a été le plus grand défi à relever en acceptant ce rôle ?

Je crois que le plus difficile a surtout été sur le plan physique. Incarner Roosevelt n’est pas de tout repos ! Je me suis retrouvé cloué sur une chaise roulante (Roosevelt était paralysé des membres inférieurs à la suite d’une maladie contractée à l’âge de 39 ans, ndlr). Et tourner, par exemple, des scènes dans l’eau était vraiment complexe. J’étais épuisé à l’idée de ne pas pouvoir utiliser mes jambes en natation. J’ai de l’admiration pour le courage de cet homme et la force incroyable qu’il devait avoir pour bouger le haut de son corps malgré son handicap.

David Lynch, avec qui vous avez tourné Twin Peaks, a été votre mentor. Qu’avez-vous appris de lui et de cette expérience ?

Je lui dois sans aucun doute ma carrière. David est très confiant et il crée vraiment une atmosphère conviviale et généreuse sur les tournages. C’est avec lui que j’ai commencé et j’essaie de transposer cela quand je travaille. Je ne suis pas du genre à crier : "Silence sur le plateau !" Tout ne doit pas être parfait et, à cause de lui, j’aime un peu le désordre. (Rires.)

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