Laurent Gerra inspiré par Eric Zemmour ? "Il faudrait déjà que j’arrive à l’imiter"

À l’occasion de son rôle dans Noir comme neige ce mercredi 17 novembre sur TF1, l’humoriste se livre sur son métier, la présidentielle, sa récente paternité et la fresque qu’il achève pour TF1.

Comment vous est venu ce rôle de flic suisse patibulaire dans Noir comme neige ?

LAURENT GERRA : À l’époque, j’aurais dû être en tournée mais la pandémie nous est tombée dessus et mon agent m’a proposé ce téléfilm. Ça tombait bien. Et puis, c’est tellement jouissif de jouer le contraire de soi !

À l’image, ce ne sont que froid, neige et vent. On suppose des conditions de tournage très difficiles. Comment l’avez-vous vécu ?

Personnellement, je connais très bien la région de la Haute-Maurienne puisque j’y habite, donc ça allait. Pour les autres, j’avais mis la production en garde sur la rudesse des températures. Dès le premier jour de tournage, boum, – 27 °C ! Avec Thierry Frémont, sur notre première scène en extérieur, nous avions même du mal à articuler !

Vos prochains galas s’adapteront forcément à la campagne présidentielle. Est-ce qu’Éric Zemmour vous inspire ?

Il faudrait déjà que j’arrive à l’imiter. Je suis en train de m’y atteler mais je n’ai jamais été très besogneux : j’attends d’avoir le déclic sur la voix, je ne veux pas d’un truc approximatif.

La naissance, l’année dernière, de votre premier enfant ne vous a-t-elle pas poussé à lever le pied sur un métier très accaparant ?

De toute façon, la situation sanitaire m’a bien obligé à lever le pied pour la première année de sa vie ! Célestine a donc eu sa maman et son papa au quotidien. Comme on dit que ce sont les premiers moments qui sont les plus importants, c’était parfait. Les planètes ont été très bien alignées pour cette enfant. Mais c’est vrai que, pour la suite, j’y pense, forcément. Il va falloir apprendre à composer. Peut-être ne ferai-je plus un mois de tournée non-stop.

Le 10 septembre dernier, on vous a vu très ému aux obsèques de Jean-Paul Belmondo. Outre la douleur de perdre un ami, qu’avez-vous ressenti ?

Que sa mort est symbolique de celle d’un cinéma français populaire, joyeux et assumé, d’une époque et d’un style qu’avait merveilleusement résumé un jour Quentin Tarantino : "Belmondo, c’est un verbe !"

Avant de reprendre la route, vous venez d’achever un tournage pour TF1. De quoi s’agit-il ?

C’est la nouvelle fresque historique de la chaîne, après Le Bazar de la Charité, dont on retrouve une partie du casting, Audrey Fleurot, Camille Lou, Julie de Bona… Cette minisérie s’appelle Les Combattantes et se déroule durant la Première Guerre mondiale. J’y joue un abbé qui viole une bonne sœur. Encore un emploi très loin de moi, j’adore !

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