Les politiques saluent la carrière de Belmondo, « ami » des Français

  • Monstre sacré du cinéma français, Jean-Paul Belmondo s’est éteint ce lundi à son domicile parisien à 88 ans.
  • Les hommages se multiplient pour saluer l’exceptionnelle carrière du « professionnel ».
  • Emmanuel Macron, Jean Castex, Roselyne Bachelot, ainsi que des candidats à la présidentielle ont réagi à sa disparition.

« Un héros sublime et une figure familière. » A l’image du président de la République, Emmanuel Macron, qui a salué
la carrière d’un acteur dans lequel « nous nous retrouvions tous » , les principaux responsables politiques français ont rendu hommage à
Jean-Paul Belmondo,
disparu ce lundi à l’âge de 88 ans.

Le Premier ministre Jean Castex s’est déclaré « très triste » après la mort de celui qui était « vraiment une légende du
cinéma français, un très grand symbole de notre patrimoine cinématographique ». « Il était tellement français à sa façon, je crois aimé de toutes les générations. C’est un acteur que j’ai adoré », a-t-il ajouté à l’issue d’un déplacement à Beaurepaire (Isère).

Un acteur qui « réconcilie l’ensemble des Français », pour Roselyne Bachelot

La ministre de la Culture a de son côté fait part, sur RTL, de son « immense chagrin » à l’annonce de la mort de Jean-Paul Belmondo. « C’est rare un artiste qui réussit à réconcilier l’ensemble des Français » dans des « films populaires » comme dans le « cinéma d’auteur », a souligné
Roselyne Bachelot, se remémorant un homme qui « transpirait la sympathie, la bienveillance, l’humour ». La ministre a annoncé qu’un hommage serait rendu à l’acteur, dont le président de la République « fixera les contours ».

Parmi ses prédécesseurs, Aurélie Filippetti (2012-2014) estime également « que le comédien réconciliait tous les genres et tous les publics par son expressivité, sa verve, sa manière de dévorer la vie autant que la pellicule. » Pour Frack Riester (2018-2020), « le septième art perd un géant. La France perd une légende. Et chacun de nous pleure celui qui était comme un ami. »

« Chacun avait envie de l’avoir comme ami », réagit d’ailleurs François Hollande. Pour l’ancien président de la République, « Jean-Paul Belmondo aura su nouer avec les Françaises et les Français une relation exceptionnelle, aussi bien pour les rôles qu’il avait pu interpréter avec les cinéastes de la Nouvelle Vague que par les films qu’il a tournés et qui ont eu un immense succès ».

Les hommages des candidats à la présidentielle

Hommage unanime également de la part des candidats de tous bords à l’élection présidentielle. « Il incarnait le panache, la gouaille et la séduction à la française. Il nous laisse à bout de souffle », souligne
Valérie Pécresse, présidente (Libres) de la région Ile-de-France. « Je me souviens de ses films magistraux : Flic ou voyou dans les rues de Nice, Le Professionnel avec son charisme et son incomparable jeu d’acteur », cite de son côté 
Eric Ciotti, autre candidat à la primaire de la droite. « Son talent manquera à la France. »

Pour Xavier Bertrand, « Jean-Paul Belmondo représentait la jeunesse, l’humour et la gouaille française ». « Par son talent, il rassemblait les générations. Authentique, les Français l’adoraient. »

« Adieu l’artiste ! » « Notre patrimoine culturel perd un monument », déplore Yannick Jadot, candidat à l’investiture EELV. « Tant de films, d’émotions, de rires, de cascades, qu’on ne se lasse jamais de voir et de revoir ! Merci infiniment. »

Pour Anne Hidalgo, maire PS de Paris, « un géant s’en est allé ». « Acteur phare de la Nouvelle vague, héros populaire dans les films de Gérard Oury ou de Georges Lautner, immense Cyrano au théâtre : Jean-Paul Belmondo était tout cela à la fois. Merci pour ces fabuleux souvenirs qui auront marqué tant de générations. » Fabien Roussel
(Parti communiste) se dit « triste de le voir partir mais tellement heureux de ce qu’il nous laisse : le souvenir de l’artiste, du cascadeur, du comédien et de l’acteur populaire. »

Marine Le Pen, présidente du RN, salue « une gueule et une gouaille inimitables, un acteur et un cascadeur légendaire. Avec sa disparition, nous perdons un peu de cette élégance française à l’ancienne qui manque beaucoup au cinéma ».

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