Michel Drucker : “Quand j’étais hospitalisé…", ce moment très lourd à vivre pour l’animateur

Double actualité pour l’animateur. Michel Drucker revient sur France 3 à 13 h 30 avec Vivement dimanche et fait son retour sur scène, à Paris, dans un spectacle écrit à la suite de son opération du cœur.

Ce lundi 12 septembre, vous avez fêté vos 80 printemps. Quel effet ça vous fait ?

Michel Drucker : Je ne réalise pas que j’ai cet âge-là. Quand mes parents ont eu 80 ans, j’ai le souvenir de les avoir trouvé vieux… Et je n’aurais jamais imaginé avoir un jour l’âge de mes parents… Aznavour disait : "Vieillir évidemment, devenir vieux jamais !" En réalité, ce qui me fait le plus plaisir, c’est de faire ma 58e rentrée et ma 23e pour Vivement dimanche.C’est miraculeux, surtout après les deux ans que je viens de passer.

Comment vous êtes-vous préparé à cette rentrée ?

J’ai gardé le même rythme d’entraînement que celui que je suivais au moment de ma rééducation. Je fais une heure de sport par jour, du rameur, avec l’appareil que m’a offert Jean-Claude Killy ; j’ai mon tapis d’abdos et j’ai mon vélo. J’avais perdu quatorze kilos, j’étais une ombre. Les hasards de la vie font que j’ai eu un an pour me retaper à l’abri des regards, pendant l’année de la Covid et du confinement, lorsque tout était à l’arrêt sur le plan culturel…

Dès le 1er octobre, vous serez sur les planches du théâtre Marigny à Paris, les samedis et dimanches, pour De vous à moi, votre spectacle commencé en janvier. Pourquoi y a-t-il deux Michel Drucker sur scène ?

Parce que celui d’aujourd’hui est interpellé par le Drucker âgé de 28 ans. Il y a beaucoup d’autodérision dans ce spectacle. Le Drucker jeune, ce n’est ni un hologramme, ni du morphing, ni une archive… C’est autre chose. C’est une idée de Stéfanie Jarre (la fille de Dany Saval, son épouse, ndlr.). Avec les conseils de deux, trois copains dont Philippe Caverivière, j’ai écrit De vous à moi quand j’étais à l’hôpital. Je me suis inspiré de ce que j’ai vécu…

À un moment, vous imaginez les unes des journaux qui annoncent votre mort. Vous est-il vraiment arrivé d’y penser ?

Oui, quand j’étais hospitalisé. On m’a dit que, à la suite de l’opération que j’allais subir, j’avais 40 % de risque d’y rester. J’ai alors pensé que j’allais rejoindre tous ceux que j’ai aimés. Finalement, je suis resté des mois dans ma chambre à ne voir personne puisque les visites étaient interdites à cause de la crise sanitaire.

Aujourd’hui, vous êtes loin de tout ça… Sur quels autres projets travaillez-vous ?

Je vous donne un scoop : pour décembre, nous préparons deux émissions en prime time sur France 3 qui célébreront les 40 ans de Champs-Élysées !

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