Un nouveau venu sur le marché de la VOD : Universciné, l'autre plateforme du cinéma

Les plateformes numériques ont largement profité de la crise sanitaire, aux dépens des salles de cinéma désespérement fermées. Mais il n’y a pas que Netflix, Disney+ et Amazon sur le marché de la VOD : la plateforme française Universciné propose une offre variée et différente. Elle permet de découvrir les dernière pépites du cinéma indépendant américain ou de revoir Les Barbouzes, classique en noir et blanc avec Lino Ventura, mais aussi de voir Enorme de Sophie Letourneur, comédie française à succès lors du court déconfinement. 

Sur la page d’accueil d’Universciné, les nouveautés VOD, l’actualité avec les films de Jean-Pierre Bacri, mais avant tout des choix assumés, une politique de l’offre plus que de la demande, explique Romain Dubois, directeur marketing et éditorial : “L’idée c’est d’être anti-algorithme et d’injecter beaucoup d’humain dans notre plateforme. Nous sommes dans la prescription. Il y a un côté clairement didactique, pédagogique, quand nous faisons par exemple des semaines Benoît Jacquot ou Wim Wenders.”

8 000 films à disposition des abonnés

Créée par une quarantaine de producteurs et distributeurs français, soutenue par la Caisse des dépôts et rejointe au capital par la filiale France de la Metropolitan, Universciné est l’outil idéal pour faire ou parfaire sa cinéphilie. Disponible sur tous supports numériques et les box, la plateforme a 8 000 films en catalogue et un public assez jeune : “50% de nos clients ont moins de trente ans, précise le directeur général Denis Rostein, on a beaucoup de jeunes en écoles de cinéma, il y a eu un bouche-à-oreille.” 

“C’est un public qui va moins en salle, qui est parfois passé par le piratage… D’une certaine manière nous jouons un rôle de service public.”

à franceinfo

Loin des chiffres vertigineux de Netflix, Universciné totalise en moyenne 1 000 achats par jour en semaine, 2 500 le week-end et propose depuis l’automne une formule SVOD à 6,99 euros par mois qui a séduit 5 000 abonnés.

Mais pas de conflit avec les salles, la plateforme est la continuation du grand écran, explique Romain Dubois : “On est aussi là pour les gens qui n’ont pas d’écran de cinéma proche de chez eux, nous sommes des amoureux de la salle, nos actionnaires sont des distributeurs salle, là où débute la vie d’un film. Nous sommes simplement au bout de la chaîne.” 

Universciné ne gagne pas encore d’argent, mais se positionne clairement comme un acteur vertueux d’un écosystème en pleine révolution. 

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